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Le Moyen-age : Pour se protéger des pillages
et des invasions, les populations des campagnes délaissent
les plaines et se regroupent sur des sites perchés et d’accès
difficile permettant d’observer et de se défendre. C’est
ainsi qu’est né « Podium Luperium » -la colline
aux loups- qui est recensé au IX° siècle parmi les « villes
murées ».
A
la suite de dons successifs effectués par les différents
seigneurs qui se sont succédés au château, l’abbaye de
Saint Victor à Marseille devint propriétaire d’une grande
partie du territoire de Puyloubier jusqu’à la Révolution.
La Révolution
Jusque dans les premières années du XIX° siècle,
Puyloubier et la région connaissent une période troublée et
tumultueuse au cours de laquelle le château est mis à mal,
la passion antireligieuse triomphe, les brigandages se
multiplient. L’anarchie et l’insécurité s’installent
provoquant un mécontentement grandissant à l’égard du régime.
Durant cette période toutefois, il semble que des cérémonies
religieuses traditionnelles continuaient de se dérouler en
dehors des lieux de culte sans avoir jamais fait l’objet de
dénonciations.
L’époque moderne : Au XIX° siècle, le village se développe autour d’une
activité d’agriculture et d’élevage. La population
atteint 922 habitants en 1851 pour descendre à 550 en 1909 et
remonter aujourd’hui à 1473 Puyloubierens.
En 1868 fut réalisée une première conduite de 3 km pour
résoudre le problème crucial de l’eau qui préoccupait
habitants et autorité. En 1934, Puyloubier fut le premier
village du canton à posséder l’eau courante.
Le bâtiment Mairie-poste fut réalisé en 1934. A
son fronton, on peut lire l’inscription « Maison
commune » parce que le bâtiment, réalisé
par l’architecte marseillais Castel, a été conçu pour
recevoir la mairie, la poste et les bains douches.
Aujourd’hui, entièrement rénové, on y trouve toujours la
mairie, la poste, le syndicat d’initiative et des locaux
associatifs.
La réalisation après 1950 de la route de Saint-Antonin (RD17) et de la route de Rousset
(RD57b)
contribua à désenclaver le village en facilitant les
transports vers Aix et Marseille.
Depuis
1998, le patrimoine de la commune a fait l’objet d’un
programme de restauration très important.
Cette
action a été primée à deux reprises au niveau national en
2003 :
-
prix national des communes de moins de 3500 habitants
dans le cadre des 9èmes Rubans du Patrimoine
organisé par l’Association des Maires de France, la Fédération
Française du Bâtiment, la Fondation Patrimoine, Dexia Crédit
Local et le Figaro Magazine. C’est la deuxième fois
seulement qu’une commune des Bouches-du-Rhône reçoit un
prix national de ce concours.
-
3ème prix national dans le cadre du 14ème
Concours National des Municipalités organisé par la Société
pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la
France, présidée à l’origine par le poète Sully
Prudhomme, qui s’est donnée pour but de défendre les édifices
et sites qui contribuent à l’identité de notre pays.
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